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FAITES-LE CONNAÏTRE A VOS AMIS !
SUPPLIQUE A CARLA
Souffrez, Madame que, Carla je vous nomme. Cette permission je me l’accorde, sans irrévérence, puisque, en convolant, Première Dame de France, êtes devenue. A ce titre, je le pense, comme l’élu de votre coeur lui-même l’avait promis, vous appartenez maintenant, « à tous les Français, » fussent-ils Bretons dont royalement, malgré qu’il en ait dit, Il « se fout ! »
Qu’il n’y ait point - entre nous Carla - ni méprise ni confusion. Votre idylle, il est certain, dans les chaumières - les Français étant romantiques - en a charmé plus d’un. Sur de nombreux plans, ils sentent vous devoir, j’en suis sûr, grande reconnaissance.
Que du haut de votre haute stature, top model, vous à la beauté rayonnante, magnifiée par les chroniques, sur plus petit que vous, et qui plus est Français, le regard ayez daigné porter, dans leur cœur vous rend plus grande encore. Il est vrai qu’ Italienne Carla, vous avez eu, dans ce qui restera votre Pays, en matière de dominateurs peu communs, des modèles - pour réduits qu’ils aient été - à l’égo surdimensionné.
Inquiets pour vous, un moment nous fûmes. Sur certains points, pourtant, rassurés, Carla, maintenant nous sommes.
Une grande chance tout d’abord. Si les vicissitudes de la vie conjugale, d'aventure vous amènent à connaître des revers, sachez qu'européenne étant, point ne craindrez un retour « gendarmesque » aux frontières.
Une autre chance est que votre fils ait dépassé l’âge auquel il eût été craint qu’il ait à subir le « dépistage précoce » d’un comportement fâcheux voire violent dans son futur. Ce qui, d’aucuns le regrettent, n’a pas été fait pour son fils Jean qui, de votre Maître de cœur semble déjà tout posséder, le sens de la parole non tenue et souvent pas retenue, du retournement permanent et de Scapin, les fourberies !
Le titre dont vous êtes à présent investie, quelques charges et hautes responsabilités vous donne. Aussi, Carla, cette supplique à vous est-elle adressée pour que de votre influence puissiez jouer, si avec bonheur, de Lui, chance vous avez de vous faire entendre et mieux encore, écouter.
Une première chose, serait Carla, si vous le pouviez, par quelques petits plats bien mitonnés aiguisant son palais, le retenir plus souvent à celui de l’Elysée. En cela vous feriez acte bénéfique et combleriez d’aise le Petit Peuple, qui n’en peut mais, de le voir ainsi, tel le furet du bois joli, sans cesse s’agiter!
Homme de robe, comme celle, ecclésiastique, de Mazarin, noire comme certaines de ses pensées, il a le sens du verbe de prétoire qui tour à tour, pour la même cause, avec la même bonne conscience, la main sur le cœur, peut être blanc ou noir ! Il lui arrive même, que langage châtié et patelin il oublie, et que, de celui du rustre il fasse même médiocre emploi !
A ses fréquentations, Carla, il serait bon, également, de porter grande attention. Lui, le fustigeur de la « racaille » Lui, l’Homme de Justice, a aidé à échapper des griffes de celle-ci, grâce au Sénat, notre mémoire s’en souvient, personnage peu recommandable. La liste, ici, de ses amis, prédateurs de Marianne, serait trop longue à exposer, Balkany n’étant pas le moindre.
Sachez aussi que la langue de Molière, en péril, dont, de manière charmante vous usez, a été sauvée, pour un temps, de l’exclusion au bénéfice de celle, hégémonique, d’Albion, il y a peu, par, déjà, une belle italienne, en Terre européenne et Bruxelloise. Aidez, vous - même, Carla, sans attendre, votre Maître à faire que ce qu’il a appelé de ses voeux lorsqu’aux manants esbaudis de Basse Normandie, en électorale campagne, il déclamait les bienfaits de « la diversité linguistique, qui est la condition de la diversité culturelle et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » Les Bretons, Basques, Alsaciens, Corses et autres Provinciaux vous en seront reconnaissants !
Sachez lui dire, lui chanter doucement même, chère Carla, à Lui si prompt à donner toujours plus à ceux qui ont déjà beaucoup :
« Il faudrait que tout le monde réclame auprès des autorités,
Une loi contre toute notre solitude,
Que personne ne soit oublié,
Et que personne ne soit oublié »
La métamorphose vient parfois d'un coeur aimé... fol espoir ?
Gérard GAUTIER
Saint-Brieuc 1 avril 2008