Texte à méditer :  

Etre résistant en temps de paix pour ne jamais être un ancien combattant.   

   Gérard GAUTIER

Editorial
La boutique de vente de livres en ligne est ouverte....


Boutique

Menu

Fermer ACT. CONTACTS

Fermer ACTUALITE

Fermer ACTUALITE SARKOZY

Fermer BLANC C'EST EXPRIME

Fermer BRETAGNE

Fermer BRETAGNE Incendie Parlement

Fermer BRETAGNE REUNIFICATION

Fermer BRETAGNE Xavier GRALL

Fermer CHRONIQUES & PAMPHLETS

Fermer COMMUNAUTARISME

Fermer CORRUPTION

Fermer CUMUL DE MANDATS

Fermer DEMOCRATIE

Fermer DIVERSITE CULTURELLE

Fermer ECONOMIE SOCIETE

Fermer EUROPE

Fermer EUROPEENNES 2009

Fermer FINANCES PUBLIQUES

Fermer INTERMITTENTS SPECTACLE

Fermer JUSTICE... INJUSTICE

Fermer LANGUES FRANCAISE ET REGIONALES

Fermer MA PALETTE DE PASSIONS

Fermer MA PALETTE DE PASSIONS - EDITION

Fermer MA PALETTE DE PASSIONS - POEMES

Fermer REFORME INSTITUTIONS

Fermer VENTE LIVRES EN LIGNE

Fermer VIE ASSOCIATIVE

BRETAGNE Incendie Parlement - CNRS de "drôles" de chercheurs...
2 mars 1999

Messieurs André SAUVAGE
J.Y. DARTIGUENAVE
Laboratoire LARES
Université Rennes 2
4 Place Saint-Melaine
35000 RENNES

Messieurs,

Je viens de terminer la lecture de votre livre "L'incendie du Parlement de Bretagne" publié aux Editions APOGEE à partir de vos travaux de recherches, financés pour partie par le C.N.R.S. P.I.R -VILLE.

J'y ai pris un grand intérêt malgré l'angle universitaire et scientifique sous lequel vous l'avez placé.

Son contenu appelle de ma part de nombreuses remarques. Tout d'abord en ma qualité d'auteur du livre "Le vendredi noir de la Bretagne" cité dans votre ouvrage.

Je vous cite (pages 22 et 23)

" Pourfendeur ,des "inconsciences, incompétences ou malveillances" un élu régional (votre serviteur) a voulu faire de ce sinistre l'occasion à saisir pour jouer les "Monsieur Propre" de la politique et probablement aussi pour attirer l'attention sur un petit parti. Il y a mêle allusions, allégations, suppositions, affirmations péremptoires pour tenter d'engager l'a Justice dans des investigations sérieuses, et faire apparaître les vrais coupables de la catastrophe."

Je pense que me mettant en cause, le respect de votre éthique de chercheurs aurait du vous commander de prendre contact avec moi.

Cela vous aurait permis de tenir "de la source même" des informations sur ma personnalité, mes motivations et d'en faire ensuite votre profit en toute indépendance d'esprit.

Cela vous aurait permis de savoir que le Mouvement "Blanc c'est exprimé" n'est pas un parti (même petit) mais une association civique de type Loi 1901 dont l'objectif est la reconnaissance du vote blanc comme étant un suffrage exprimé.

C'est sous cette "étiquette" que j' a i été élu , en 1992 , au Consei1 Régiona1 de Bretagne .

Me rencontrer vous aurait évité de "tomber dans le péjoratif" pour qua1ifier ma démarche. En effet au moment des faits, étant détenteur d'un mandat électif, j'étais comme TOUS MES COLLEGUES porteur et responsable de la défense des intérêts de la Bretagne, des Bretons.

Comme cela est clairement indiqué dans mon livre " je ne pouvais admettre – (en dehors même de l'incendie que j'ai toujours considéré comme une conséquence et non une cause ) - du fait de mon expérience professionnelle et des éléments "tangibles" en ma possession, que l'on ne recherche pas les vrais responsables des débordements de la journée et ceci à tous les niveaux."

Ma demande initiale était l'ouverture d'une enquête administrative pour déterminer d'où provenaient les fautes et manquements constatés.

Ce n'est que devant le refus qui m'était opposé par le Président Yvon Bourges, la mise en cause des marins – pêcheurs, et surtout du concierge, pris comme "boucs-émissaires" que j'ai continué mon action. Il ne vous a pas échappé qu'une vingtaine de mes collègues de toutes tendances - plus courageux que l’ensemble de leurs pairs – m’ont soutenu." Les autres, ma1gré 1eurs "convictions intimes" ont préféré devenir des "complices passifs".

Pour moi trop de zones d'ombres subsistaient. En ma qualité de citoyen doté d'un mandat électif je ne pouvais l'accepter.

Le "Monsieur propre" de la politique n'a jamais attendu qu'on lui "tresse des couronnes de laurier". Pour autant le fait que vous traitiez avec dédain et même mépris mon attitude me semble à tout le moins choquant. Je n'ai pas le sentiment, d'avoir fait autre chose que mon devoir, rien que mon devoir. Sans doute n'avons-nous pas la même échelle des valeurs.

J'avoue que sur ce point et un bon nombre d'autres, d' ail1eurs, vos motivations personnelles me posent questions.

Votre ouvrage étant le résultat du travail "d'une équipe de chercheurs" je me permets d'attirer votre attention sur un certain nombre de points imprécis ou ne correspondant pas à la réalité.

Vous situez, concernant l'action des pêcheurs, le début de la "montée de leur colère" le 15 janvier 1994. C'est oublier, ce que j'ai indiqué dans mon propre livre, le saccage de Rungis ... en janvier 1993. En contact avec une responsable d'un groupe de femmes de marins - pêcheurs, je savais et n' étais pas le seul, que la pression montait depuis des mois.

Autre "imprécision" concernant la journée du 4 février 1994.

Il y avait, à Rennes, ce même jour, plus de 20 manifestations différentes.

J'ai, la preuve qu'à 10 heures du matin était accrochée, sur la façade du Palais de Justice, une banderole d'un syndicat de l'Education Nationale. Celle-ci avait été mise ... de l'intérieur.

Ceci, vous l'accréditez vous-même par les propos de "témoins" non identifiés) (page 112) " …voir tes copains excités qui se sont frittés contre les keufs toute la journée " ... Ce genre de 1angage n' appartient pas, que je sache, à celui des marins - pêcheurs?

Vous vous posez la question (page 26) : "Le Parlement fut-il pris alors, de façon erratique, dans une tourmente apparemment étrangère ? " ... Les témoignages sont ,nombreux qui font état que le dit Parlement était "indiqué "signalé" ... comme étant le lieu de signature du contrat de plan Etat-Région.

Vous occultez (page 40) le saccage de Rungis la veille de la manifestation de Rennes.

Il est démontré, là aussi qu'il y a eu un "laisser-faire" sans lequel les débordements connus n'auraient pas eu lieu. Je trouve, même si j'essaye d'y mettre le "sens" qui est le vôtre, scandaleux, voire indécent de dire ,page 42) " sans doute cette présence féminine (épouses de pêcheurs) a-t-elle pour effet de soutenir l'ardeur des pêcheurs, de mettre en scène des témoins supplémentaires, mais aussi et surtout de rappeler à des chefs de familles les énormes responsabilités qu'ils ne sont plus en capacité d'assumer ... "

Vous faites allusion (page 44) au fait que le maire de Rennes et le député Boucheron sont intervenus téléphoniquement à de nombreuses reprises.

Ceci m'interpelle, au moins pour Monsieur Hervé. En effet et je le rapporte dans mon livre (pages 17 et 18) ce dernier n'a été informé de ce qui se passait que vers 15 heures. Je peux témoigner qu'il n'a pas quitté l'hémicycle durant toute la matinée.

Un regret déjà énoncé est 1e fait que vous ne donniez pas les noms et qualités de "vos témoins".

l1 vous arrive, de plus, de procéder à des amalgames. Je relève ainsi page 57, après avoir parlé d' une jeune fille qui a filmé 1a manifestation que vous faites suivre un développement appartenant selon toute vraisemblance à un technicien

Il y a plus grave et pour ce paragraphe je pense être en droit de vous demander de me donner vos sources.<br />
Il s'agit de ce que vous écrivez page 133. Le témoin cité affirme que " j'aurais soutenu que la viIle de Rennes était peut - être responsable de ce qui s'est passé" et que c'est pour cette raison que Monsieur Hervé n'aurait pas déposé de plainte."
Je m'inscris en faux de cette assertion. J'ai d'ailleurs expliqué 1a ou 1es raisons pour Iesquel1es Monsieur Hervé n'avait pas déposé de plainte(page 85 de mon livre) et ce malgré qu'il m'ait formellement affirmé qu'il le ferait au moment des élections municipales de 1996. Déclaration faite lors de notre entretien du 29 octobre 1995.

Cette déclaration mensongère car sans fondement vous l’avez reprise sans la vérifier. J'émets des réserves quant à la suite à donner sur le plan de la réparation.

Il est curieux que vous, qui m' apostrophez en par1ant de mes "allégations et autres allusions," vous vous soyez laissés allés à donner à penser que "la Justice sous la pression de la presse aurait été influencée." Je me réfère à la page 128 de votre livre "'cela a fait comprendre que si l'on continuait avec le concierge, il faudrait mettre les autres en examen'" Puis-je me permettre de vous demander ... quels autres?

Je pense que je serais en mesure de trouver d'autres éléments apportant la preuve que le travail de recherches financées pour partie par le C.N.R.S. et donc par la Collectivité n'a peut-être pas toute la crédibilité scientifique qu'un tel patronage justifierait."

J’en prends acte et reste à votre disposition.

Gérard GAUTIER

Copie transmise : C. N .R .S .- Editions AP0GEE - Monsieur 1ePrésident BOURGES - Monsieur Edmond HERVE - Monsieur François Régis HUTIN - Maître LARZUL - Président du Comité de Survie Pêche.

Date de création : 22/12/2008 @ 12:06
Dernière modification : 22/12/2008 @ 15:22
Catégorie : BRETAGNE Incendie Parlement


Prévisualiser Prévisualiser     Imprimer l'article Imprimer l'article

^ Haut ^