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Ce texte est paru dans la Circulaire n°23
de septembre 2004 de
FRANCE JUSTICE
Il y a 10 ans :
le dossier Seznec partait en fumée ... et c'était fumeux !
Le 4 février 1994, suite à un incendie criminel, le Parlement de Bretagne brûlait.
Le Parlement de Bretagne était le siège de la Cour d'appel de Rennes. A ce titre tous les dossiers "brûlants" - notamment les financements illégaux des partis politiques - y étaient entreposés.
Le 17 janvier 1997, le procureur général près la Cour de cassation, BURGELIN, écrivait aux avocats de la famille Seznec que « malheureusement le procès-verbal n°674 (qui concernait la découverte d'un crâne dans la propriété de Pierre Quémeneur) ainsi que l'entièreté du dossier criminel de Guillaume Seznec avaient malencontreusement brûlés dans cet incendie".
Mais cela était impossible car le dossier Seznec se trouvait, au moment où le Parlement de Bretagne était la proie des flammes, à Paris, à la Chambre criminelle de la Cour de cassation, depuis 1976.
Tentative d'étouffement ou erreur ? Le haut magistrat reconnaîtra qu'il avait été trompé. Il était selon les avocats, de bonne foi.
La photo est de Gérard Gautier qui vient de publier un livre sur cet événement L'incendie de la paillotte bretonne (L'Echarpe BP 330,22003 St-Brieuc Cedex 1).
Date de création : 22/12/2008 @ 14:09
Dernière modification : 23/12/2008 @ 12:09
Catégorie : BRETAGNE Incendie Parlement
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