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22 septembre 2009
Gaston FLOSSE : Corruption, Sénat, Immunité et autre Union européenne.
Le bureau du Sénat, fort de 26 membres dont 11 U.M.P et 9 P.S, a refusé, mardi 15 septembre, de lever l'immunité parlementaire de Gaston Flosse, sénateur de Polynésie française mis en cause dans une affaire de détournements et de corruption.
Cela au motif que « le bureau n'est pas en mesure de statuer. Il ne peut se prononcer que quand le juge a exercé l'ensemble des pouvoirs mis à sa disposition, notamment la mise en examen. »
Or Gaston Flosse se déclare, lui, « être prêt à éclairer la justice » car « il ne sait pas de quoi il est précisément accusé » Depuis le 22 août, il demandait d’ailleurs, lui-même, à être mis en examen.
En accédant à la demande de levée de l’immunité, le Bureau du Sénat aurait permis à la Justice de faire œuvre républicaine et à leur collègue d’être enfin informé du contenu du dossier dans lequel il est mis cause ?
Levée d’immunité qui ne devrait pourtant pas tarder puisque Gaston Flosse qui, depuis février 2008, comme l’indiquait le communiqué figurant sur le site de l’ UMP « ne pouvait, en aucun cas et en aucune manière se réclamer de la famille politique à laquelle il appartenait » sera finalement, comme il le souhaite, mis en examen le 30 septembre prochain.
Mais, comme le dit l’adage, mieux vaut tard que jamais, la France va enfin, donner un gage de sa bonne volonté à l’Europe dans sa lutte contre la corruption.
Il ne faut pas oublier en effet, que lors du Conseil Européen de Tempéré de 1999 en Finlande les chefs d’ Etats et de gouvernements ont recommandé « que la corruption soit mentionnée dans le contexte de la criminalité financière comme l’un des secteurs revêtant une importance particulière ».
D’ où le fait que la grâce présidentielle, « cadeau de Noël », de l’ancien préfet Jean-Charles Marchiani, ami de Charles Pasqua, était apparue de facto, parmi d’autres, comme un véritable « pied de nez » fait à la dite Union européenne. Et surtout à son vice-président français UMP, Jacques Barrot, responsable pour la Justice, la Liberté et la Sécurité. Ce dernier avait pourtant rappelé en décembre 2008 à l'occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption « que l'UE n'était pas épargnée par cette dernière et que les efforts devaient être intensifiés afin de combattre ce fléau ».
Contenant sans doute son immense courroux, ce dernier, malgré tout, ne s’en était pas ému ?
Date de création : 22/09/2009 @ 15:15
Dernière modification : 05/11/2009 @ 12:16
Catégorie : ACTUALITE
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