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Le site a été victime d'une attaque malveillante. Cela ne me décourage pas pour autant ! Actuellement, avec mon fils, nous nous efforçons de le remettre en état. Le texte ci-dessous est l'un des premiers à être mis en ligne.
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L’opposition démontrée par les parlementaires à la reconnaissance du vote blanc comme étant un suffrage exprimé est « hautement politicienne.» Elle est de la même veine que celle qui a amené à l’amalgame des bulletins blancs et nuls…en 1839 !
La France est bien un Pays conservateur surtout quand il s’agit de se prémunir contre la volonté du…peuple !
En effet depuis la révolution française, le vote blanc constituait une alternative électorale reconnue pour l'électeur. L'assimilation du vote blanc et du vote nul date d'une décision de la Chambre de 1839, confirmée par décret le du 2 février 1852 de Louis-Napoléon Bonaparte (Napoléon III) La raison de cette décision résidait dans le cadre de mesures prises pour empêcher l’expression de l’opposition du moment et du peuple !
6 février 2003
L’Assemblée nationale : une Chambre d’enregistrement.
VOTE BLANC … LE RENDEZ-VOUS MANQUE. Le vote blanc apparaît, pour les observateurs politiques et pour 60% des Français, en l’absence de réformes fondamentales, comme étant un rempart à la montée des abstentions qui permettent l ‘émergence de courants extrémistes porteurs de xénophobie, de racisme, d’intolérance.
Sa demande de reconnaissance en a été sans cesse formulée, auprès des différents gouvernements depuis 1989 par l’association, à caractère civique «Blanc C’est exprimé. » Au même titre que les nombreux projets de lois déposés cela a toujours été rejeté. Les arguments opposés, tous identiques, étaient purement techniques, juridiques et ne tenaient aucun compte du bienfondé de la démarche et de la réalité des faits.
Après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 21 avril 2002, considéré comme un « séisme » une dizaine de projets de lois pour la reconnaissance ont été présentés et cosignés, par plus de 150 députés ou sénateurs. Il était impossible – sauf à ouvrir une crise interne -pour le gouvernement d’éviter d’en débattre. S’agissant de sauvegarde de l’expression de la démocratie, l’on était en droit, du fait de la convergence des projets et de l’importance des enjeux, de voir à l’assemblée nationale se dégager, pour une fois, un large consensus républicain. La réalité a été toute autre.
Pour faire évoluer les choses et «ramener les électeurs vers les urnes» - il est apparu très nettement,au niveau des discours tenus ce jour-là, que ce sont eux, en fait, les vrais responsables de la situation - les propositions faites touchant aux aspects fonctionnels de la procédure des élections, inscriptions sur les listes électorales, vote électronique, facilitation du vote par correspondance, par procuration… sont apparues primordiales, comme pouvant suffire…
Le débat touchant directement à la valorisation de la vie démocratique n’a pas mobilisé : une toute petite trentaine de députés sur les 577 que compte l’Assemblée nationale. Les autres - pourtant « ardents défenseurs de la démocratie (surtout durant les campagnes électorales) et de la République» comme « ils disent » - étaient sans doute partis s’adonner aux plaisirs de «la pêche à la ligne » ou aux obligations « urgentes » de leurs trop nombreux autres mandats ou/et fonctions… Il est apparu très nettement que le vote blanc, reconnu comme un suffrage exprimé, était avant tout, pour les parlementaires… un danger. Donc pas question pour eux de prendre le risque de voir leur légitimité remise en cause, « plombée.» Ce qui est pourtant, déjà, un fait patent. En fait une épreuve de vérité à laquelle ils ne sont pas prêts d’ accepter à être confrontés. Alors ils ont procédé - ce qui aurait pu être fait il y a plus de 15 ans - pour de basses raisons politiciennes, à un «vote à minima» en acceptant seulement le comptage des votes blancs mais en refusant toute avancée vers plus de démocratie. La responsabilité des politiques n’a pas été mise en cause. La mise en place de réformes indispensables qui seraient de nature à atténuer l’urgence de l’existence du vote blanc exprimé n’a pas été non plus évoquée. Les abstentions ont ainsi encore un bel avenir.
Cela d’autant plus que le gouvernement prépare les conditions de leur évolution exponentielle. La réforme du mode de scrutin des futures régionales(*) qui nie et rejette l’existence et la représentation de 60 à 70 % des électeurs en est la preuve. ( A noter que lors du 1°tour de la présidentielle de 2002 Jacques CHIRAC n’avait pas atteint 14% des suffrages des inscrits? )
Un des prochains chantiers des parlementaires sera l’étude pour les citoyens du vote obligatoire et de son corollaire en cas de manquement, des amendes. Rien n’est prévu, par contre, pour lutter contre l’absentéisme des élus… Cherchez l’erreur…
Pays de la « vieille Europe » la France, qui se veut être celui du « berceau de la démocratie » prépare chaque jour un peu plus son cercueil.
Date de création : 17/08/2008 @ 09:29
Dernière modification : 31/08/2008 @ 18:22
Catégorie : BLANC C'EST EXPRIME
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